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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 18:25

Le maréchal Tantaoui ne se laisse pas faire

Le chef du Conseil suprême des Forces armées égyptiennes, qui tient à l’heure actuelle les rênes du pouvoir au Caire, s’est enfin révélé sous son vrai visage. Ceci devrait peut-être jouer en sa faveur pour devenir le futur président de la république. En effet, lorsqu’il a reçu le premier ministre britannique David Cameron, ce dernier a commencé à donner au maréchal Tantaoui des leçons en matière de réformes et de savoir-faire au niveau de la gouvernance. Le chef du Conseil suprême n’a pas hésité à lui répondre sèchement et à haute voix pour se faire entendre des journalistes que "l’Egypte sait ce qu’elle a à faire et que ce serait mieux qu’il garde ses réflexions et ses idées pour les appliquer chez lui". Une autre remarque du même genre a été faite à l’émir Hamad Ben Khalifa Al Thani, chef de l’Etat du Qatar. Celui-ci aurait discrètement dépêché un émissaire auprès du Maréchal Tantaoui pour lui demander de recevoir publiquement son "gourou", cheikh Youssef Al Qardaoui lors de son séjour au Caire. La réponse du chef du Conseil suprême des Forces armées aurait été un niet catégorique. De plus, il aurait dit au porteur du message que : "les frères arabes ne doivent pas oublier qu’en Egypte, il y a un establishment et que toute décision est prise au sein de ce même establishment ".

 


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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 17:52

Quand Bouteflika dit non aux Généraux.

 

Soumis ces derniers jours à une pression énorme de la part des généraux, le président algérien s’est muré dans un étrange silence au Palais d’El Mouradia. Sérieusement amoindri par la maladie qui le ronge, Abdelaziz Bouteflika n’a pas répondu aux injonctions de l’armée qui lui a demandé de prendre la parole afin d’apaiser les Algériens après les émeutes qui ont ensanglanté les rues d’Alger, d’Oran et de Blida. C’est le général-major Abdelamalek Guenaïzia qui aurait rendu visite au président pour le convaincre de s’adresser au peule à la télévision. D’après des sources proches de la présidence, ce dernier a tout simplement éconduit son ministre délégué à la Défense. Bouteflika aurait dit à son interlocuteur que c’est à ceux qui ont décidé d’augmenter le prix des denrées alimentaires d’aller affronter le peuple. S’ensuivit alors un bras de fer avec la primature. Devant le refus du président de parler, les militaires ont conseillé au premier ministre Ahmed Ouyahia de garder profil bas afin de sauvegarder son image de présidentiable. Du coup, c’est Dahou Ould Kablia qui a été sacrifié, puisque c’est lui qui est monté en première ligne pour défendre l’action du gouvernement. Toujours d’après nos sources à Alger, Abdelaziz Bouteflika, certes malade mais toujours affûté, a flairé un traquenard quand on lui a demandé de faire son discours. Il redoutait d’apparaître malade et affaibli. En plus, certains généraux à la retraite qui ne portent pas particulièrement le patron du DRS dans leurs cœurs, ont alerté Bouteflika sur d’éventuelles manifestations qui pourraient être déclenchées juste après son apparition à la télévision. Ce qui aurait donné un alibi aux détracteurs du président pour écourter son mandat.

 


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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 13:48

Alger n'aurait guère apprécié l'ouverture totale opérée par le gouvernement de transition tunisien vers les islamistes du parti Ennahda, notamment en facilitant leur retour massif en Tunisie.

L’Algérie a riposté discrètement en ouvrant ses frontières pour accueillir un nombre important des hommes de l'ancien régime dont une majorité de la garde présidentielle. Les autorités algériennes ont fait savoir, d'autre part, par les canaux traditionnels entre les deux pays, que rien ne reviendrait comme avant sur le plan des relations économiques bilatérales avant les résultats des prochaines élections législatives et la part qui reviendraient aux islamistes dans le prochain Parlement et dans le gouvernement. En attendant, le dossier tunisien est géré conjointement par le colonel Djamel Bouzghaia, conseiller à la sécurité du président Bouteflika. Ce spécialiste du renseignement et des questions de défense occupait auparavant le poste de directeur des études de l'Institut supérieur des études de sécurité, sous tutelle du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). Au DRS-ancienne sécurité militaire- le dossier est supervisé par la DDSE ou Direction de la documentation et de la sécurité extérieure-contre espionnage-, dirigé par le général major, Rachid Laali, lequel est par ailleurs chargé du dossier de l'AQMI au Sahel


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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 13:41

Pour la première fois de son histoire, le régime libyen est entrain de sérieusement vaciller sous les coups de boutoirs des manifestations des opposants.

Les émeutes ont fait depuis plus d'une semaine tache d'huile et se sont propagés jusqu’aux faubourgs de Tripoli. Aujourd’hui la contestation du régime de Mouammar Kadhafi Il n’agite plus le seul foyer habituel de la rébellion dans  la région de l'Est, plus particulièrement dans les villes de Benghazi, d’Al Biada-fief des Senoussia et des Frères musulman- et la région de Djebel Al Akhdar-fief des Amazighs-. D'autres régions sont en effet maintenant touchées, telles que Darna, Ijdabia, Mesratah, Tobrouk et même Tripoli. Si Mouammar Kadhafi a réussi à mobiliser les forces de l'ordre soutenues par les Comités révolutionnaires, soupape de sécurité du régime, qui sont dirigés sur le terrain par son cousin Ahmed Ibrahim en personne, l'armée, apprend-on de sources sûres refuse jusque-là de s'impliquer dans la répression.
Deux raisons incitent l’armée libyenne à prendre ses distances avec le pouvoir. La première, est celle d’obliger Kadhafi et son clan familial de leur faire des concessions au niveau du partage du pouvoir et la deuxième est celle de pousser le guide à annoncer officiellement que ses fils, ses cousins et les officiers membres de la tribu des Ghedadfas, ne seraient plus dorénavant au centre de décision des forces armées. Les accusations lancées la semaine dernière par Seif Al Islam Kadhafi à travers l'agence Libya Press, et qui imputent à l'armée des détournements de fonds incité  l’armée à adopter une position passive. Face à l'incapacité des Comités révolutionnaires, des Comités populaires et des forces de l'ordre, d'endiguer la rébellion qui se propage au fil des heures, Kadhafi a fait appel aux tribus. Depuis lundi soir, des réunions ont lieu entre Mouammar Kadhafi et des notables de sa tribu avec les autres chefs de tribus telles que les Mgarhas-la plus nombreuse et la puissante-, les Ourfellas, les Obeidates et les Barahsas et ce, pour que les tribus interviennent directement pour contrer les manifestations sur le train. Parallèlement, on apprend de sources proches de l'armée libyenne, que le Guide a eu recours à ses amis serbes qui encadraient et formaient par le passé les Comités révolutionnaires afin qu’ils participent eux-aussi à mâter la rébellion.


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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 13:39

Bouteflika mis sous tutelle de l’armée.

 

C’est l’armée qui a pris les choses en main en Algérie. A l’annonce de l’organisation de manifestations à Alger contre le régime, les généraux ont décidé de gérer eux-mêmes cette crise.

Ainsi, le palais El Mouradia a été mis de côté et les décisions les plus importantes ont été prises au siège de l’état-major. Alors qu’au début, toute contestation contre Abdelaziz Bouteflika semblait la bienvenue de la part des militaires, la donne a radicalement changé depuis la chute de Ben Ali et de Moubarak. Aujourd’hui, les militaires algériens sont conscients que si la contestation venait à prendre, personne ne peut savoir sur quoi elle peut déboucher. C’est pourquoi la levée de l’état d’urgence a été décidée, de même que l’idée d’un vaste remaniement gouvernemental commence à faire son chemin. Il semblerait que l’on cherche à remplacer Ahmed Ouyahiya, devenu très impopulaire. L’armée reproche au président Bouteflika et à la classe politique de ne pas avoir tiré avantage des montagnes de devises dont dispose le pays afin de relancer la machine économique. Face aux réticences du président Abdelaziz Bouteflika, les généraux ont pris les commandes et ont décidé de contrer fermement les manifestations et de lancer quelques réformes. Une manière de mettre le président sous tutelle jusqu’aux prochaines élections présidentielles.


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