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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 11:06

Consensuel quand il s’agit de prendre d’importantes décisions politiques, le pouvoir algérien a expliqué dans l’un de ses porte-voix, le journal L’Expression, pourquoi le président Bouteflika a toutes les chances de sécher le sommet des chefs d’Etat de l’Union pour la Méditerranée.

Encore une défection au sommet des chefs d’Etats de l’Union pour la Méditerranée des 13 et 14 juillet prochains qui se tiendra à Paris ! Après celles du libyen Mouammar Kadhafi, c’est au tour du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, de faire la fine bouche. Et les raisons de cette humeur figurent noir sur blanc dans l’édition du 25 mai du journal L’Expression, réputé pour servir de porte-voix à la présidence algérienne. Une petite phrase glissée au détour de l’article en question« en déclinant l’invitation, le chef de l’Etat [algérien] répond ainsi favorablement à la demande de la classe politique nationale et certains courants nationalistes » — indique que cette absence présidentielle relève d’un consensus entre les différentes factions du pouvoir.

Quant aux arguments invoqués, Alger ressert encore une fois son sacro-saint « principe d’autodétermination des peuples ». D’abord pour refuser de s’asseoir le 13 juillet prochain à la même table qu’Israël, comme la Libye et la Syrie. En clair dans L’Expression : « pour l’Algérie, s’associer à Israël avec qui elle n’entretient aucune relation diplomatique, même au sein de l’Union pour la Méditerranée, équivaudrait à une négation de l’Etat palestinien et cautionnerait l’occupation des territoires palestiniens par Israël. » Sans oublier de planter une banderille dans le dos du président français au passage : « Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas déclaré être un « ami inconditionnel d’Israël » lors de son voyage, le premier d’un chef d’Etat français en douze ans, à Tel-Aviv ? »

Toujours au nom de l’autodétermination, Alger ne veut pas non plus entendre parler d’une « alliance avec le Maroc », accusé de s’asseoir sur les résolutions des Nations Unies exigeant de plus en plus mollement l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. En effet, le Front Polisario, certes essoufflé mais toujours soutenu par Alger, dispute au Maroc ce territoire que le roi Hassan II a annexé à son royaume en 1975.

Comme d’habitude, dès que ça coince entre Paris et Alger, le thème de la repentance de la France pour les crimes commis pendant la guerre de Libération de l’Algérie refait surface. Mais cette fois, les instigateurs de cet article de L’Expression appellent… Bertrand Delanoë à la rescousse ! On peut ainsi lire : « La France n’a jamais voulu se repentir de ses crimes commis en Algérie durant la guerre de Libération. Est-il si humiliant d’exprimer des regrets ? s’interroge Bertrand Delanoë, maire de Paris, dans son livre De l’audace, avant de préciser que le plus choquant réside dans le fait que la France ne s’est exprimée sur la repentance qu’à propos de Vichy ».

Le plus croustillant reste toutefois la fin de ce papier-communiqué de presse : la mise en cause du ministère de l’Immigration de Brice Hortefeux. Ce qui donne : « d’ailleurs, la France qui parraine ce projet (Union pour la Méditerranée) feint d’oublier qu’elle est le seul pays d’Europe à posséder, au sein de son gouvernement, un ministre de l’Immigration. Brice Hortefeux, tout en répétant qu’il n’y aura jamais de régularisation massive des sans-papiers, prône, au contraire, une « immigration choisie ». Une façon de « pomper » (sic !) l’élite des pays en voie de développement, à l’instar de l’Algérie. »

Même si Nicolas Sarkozy est nommément ciblé à plusieurs reprises dans ce texte, il semble bien que ce soit le Premier ministre François Fillon qui fasse dans l’immédiat les frais de cette humeur algérienne. L’Expression indique qu’il devait prochainement se rendre à Alger. La date du « tout début juin » est avancée dans les milieux diplomatiques de l’autre côté de la Méditerranée mais ce déplacement serait aujourd’hui repoussé aux calendes grecques. A Matignon, on jure sur ses grands dieux qu’il n’y a point de visite dans l’immédiat puisque « l’agenda du Premier ministre de cette semaine n’inclut pas de visite à Alger ». Alors peut-être la semaine prochaine ? « On attend la date » finit-on par concéder du bout des lèvres à Matignon. L’attente risque d’être longue…

 


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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 10:41

Après la victoire militaire du Hezbollah à Beyrouth, la donne a changé au Liban. Les Américains ne se battront pas pour la majorité gouvernementale, tout comme les pays arabes dits « modérés ». Tour des bouleversements géopolitiques en cours.

Les mauvais calculs des Forces du 14 mars (nom de la majorité parlementaire), dirigées par le sunnite Saad Hariri, le druze Walid Joumblatt, et les deux chrétiens maronites Samir Geagea et Amine Gemayel, ont offert un beau cadeau au Hezbollah et à l’opposition. La victoire militaire à Beyrouth bien sûr, mais surtout la possibilité d’imposer ses conditions. Ce sera notamment le cas avec une nouvelle loi électorale et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Ce qui devrait changer toute la donne dans la région : l’opposition sera majoritaire et, par là même, la Syrie reprendra sa revanche. L’erreur majeure commise par l’actuelle majorité a été de trop miser sur l’Arabie Saoudite, l’Égypte et les États-Unis, beaucoup moins sur la France dont les positions étaient jugées « floues et molles » par Saad Hariri. Pour preuve, excepté des déclarations menaçantes ces derniers jours, ces pays ont fini par accepter le fait accompli sur le terrain. La déclaration du chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud. al-Fayçal, soulignant qu’un rôle positif de la Syrie dans l’apaisement de la situation au Liban est le « bienvenu » n’était rien d’autre qu’un message à ses alliés libanais pour qu’ils cèdent et dialoguent avec leurs ennemis.

L’armée et le Hezbollah

Sur tous les plans (militaire, politique et médiatique), la « bataille » de Beyrouth a montré la fragilité et le manque de vision de Saad Hariri et de ses lieutenants. Ces derniers, lors d’un récent voyage à Paris, déclaraient que le « Tayar d’Al-Moustakbal » (le Courant du futur), leur soi-disant parti politique, était prêt à toutes les éventualités. Et que le Hezbollah ne tombera pas dans le piège en retournant ses armes contre les Libanais et non contre Israël. Les proches de Hariri ont même laissé entendre que leur milice était bien formée à la guérilla urbaine… Les milles et quelques combattants de ce courant sunnite recrutés dans les villages du nord du Liban et parqués dans des sociétés écrans de sécurité créées pour l’occasion, n’ont pas résisté plus de douze heures. Sans parler du discours communautaire employé qui n’a jamais mobilisé les sunnites des régions voisines à venir défendre Beyrouth.

De son côté, surprenant tout le monde, le Hezbollah a continué sur sa lancée en s’attaquant au fief de Walid Joumblat, dans les montagnes druzes. Ce qui a contraint ce dernier à remettre ses armes à son vieil adversaire politique, le druze Talal Arslan qui, à son tour, les a donnés à l’armée libanaise. Quoi qu’il en soit, malgré les rencontres de Joumblat et de Hariri avec des émissaires étrangers et arabes, ces deux personnalités libanaises étaient de facto placées en « résidence surveillée », par le Hezbollah qui pouvaient les arrêter à tout moment.

La récente réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire où la Syrie, représentée par son ambassadeur auprès de La Ligue Arabe et non par son ministre des Affaires étrangères, est parvenue à contrecarrer toute condamnation du Hezbollah représente un tournant majeur de la crise libanaise. Pire, la délégation arabe qui s’est rendue à Beyrouth, dirigée par le Premier ministre du Qatar, montre que le camp des « modérés » à savoir l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Jordanie a perdu. Et qu’il était incapable de peser sur la situation.

En tout état de cause, le grand perdant des derniers évènements au Liban restent les États-Unis qui viennent, avec la victoire du Hezbollah et de ses alliés iraniens et syriens, de perdre une carte importante après les revers essuyés en Irak et en Palestine. Dans ce contexte, la « conquête » de Beyrouth par le Hezbollah chiite est avant tout un message adressé à l’administration américaine à la veille de l’arrivée de George W. Bush en Israël pour participer aux festivités des 60 ans de la création de l’Etat hébreu. Le président américain, qui s’est contenté de condamner verbalement le Hezbollah, d’affirmer son soutien au gouvernement de la majorité dirigé par Fouad Signora et d’annoncer l’étude d’aides à l’armée libanaise, a finalement convaincu ses alliés, les Forces du 14 mars, que Washington n’est pas prêt à se « mouiller » pour eux. Dans ce contexte, à Beyrouth, rares sont ceux qui voient comment la majorité gouvernementale pourrait renaître de ces cendres. Surtout après que le Hezbollah et ses alliés aient démontré qu’ils peuvent, à tout moment et sans l’aide des Syriens, envahir presque toutes les régions du Liban.


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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 17:08
« Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez la population. » Henry Kissinger (1970)

Je connais cette phrase de Kissinger depuis bon nombre d'années. Je confesse que, jusqu'à présent, je n'y avais pas donné beaucoup d'importance. Elle est pourtant d'une vérité absolue, presque un axiome, qui pourrait devenir une terrible réalité.

La crise alimentaire est réelle. Le prix des denrées alimentaires monte et monte. Les réserves diminuent. Il en va de même avec le pétrole qui place de nombreuses nations et les peuples qui ne produisent pas de nourriture ou de pétrole dans une situation désespérée. Est-ce le résultat d'une série d'événements attribuables à des hasards qui surviennent en même temps, ou est-ce le résultat d'un plan visant à dominer le monde?

Si l'on se fie aux paroles de Kissinger, il semble bien que ce ne soit pas le fruit du hasard. Par conséquent, il faut se poser d'autres questions. Est-ce que l'idée d'augmenter la production d'éthanol (lancée par George W. Bush en Mars 2007) en utilisant le maïs et les autres céréales de base destinées à l'alimentation humaine et animale est également une coïncidence?

Il est bien connu que pour produire 1 litre d'éthanol destiné à alimenter les moteurs des voitures, il faut dépenser 1,2 litres de mazout. Autrement dit, il faut dépenser plus de carburant que ce qu'il sera produit en carburant. Le simple fait que l'éthanol soit devenu une bonne affaire pour la famille Bush et ses acolytes de même que pour les oligarchies de plusieurs pays, n'est-il pas en soi suffisant pour voir dans ces gestes une volonté de provoquer une grande pénurie de nourriture?

Est-ce par hasard que les grandes entreprises dans le commerce des aliments ainsi que de nombreux investisseurs se soient mis à spéculer sur le prix du grain, tout en sachant si bien que la spéculation peut entraîner la mort de millions d'êtres humains? Selon les Nations Unies, toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim ou de maladies associées à la malnutrition.

Était-ce une pure coïncidence que le Fonds monétaire international (FMI), que la Banque mondiale (BM) et que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) aient fait la promotion, dans ce que l'on appelle le Tiers monde, de la production de denrées alimentaires pour des fins d'exportation, plutôt que de pourvoir à la production de produits alimentaires qui puisse garantir de la nourriture aux personnes qui la cultive? Ce faisant, les pays les plus pauvres ont été mis à la merci des prix du marché mondial.

À présent, 78 nations en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes ont un déficit dans leurs réserves de produits alimentaires de base en raison des prix élevés des produits alimentaires et de l'abandon des cultures traditionnelles.

Pour 37 de ces pays, la situation est particulièrement difficile. Il y a déjà eu des manifestations et du pillage d'épiceries et de supermarchés, de même que de la répression et des morts. De peur que vous ne l'ayez oublié : la faim est le pire des conseillers.

Certains pays doivent rationner le riz et d'autres, le maïs et le blé. Les grands producteurs asiatiques de riz, tels que la Thaïlande et le Vietnam, ont réduit leurs exportations afin de pouvoir nourrir leurs propres populations. Environ 43% de la production de maïs est utilisée à l'alimentation animale. Les experts disent qu'environ 20% des récoltes mondiales de maïs seront utilisées pour produire de l'éthanol. Que reste-t-il pour les êtres humains?

Est-ce accidentel ou est-ce le résultat d'un plan visant à dominer les nations par la faim? Le riz est l'aliment de base de 3 milliards de personnes. Le maïs est l'aliment de base pour environ 600 millions de personnes et il en est pareillement du blé, pour des centaines de millions de personnes. Au Pérou, l'armée cuisine des pains de pommes de terre afin d'essayer de réduire la demande pour le blé parmi la population.
En Haïti, un mélange de boue avec du sel et de l'huile végétale est maintenant devenu l'aliment de base de centaines de milliers de personnes. La boue n'est pas gratuite. Il en coûte 5 cents un biscuit et elle cause des douleurs abdominales et transporte des parasites et d'autres maladies.

Haïti, est l'un des pays les plus pauvres au monde qui produisait presque tout le riz dont il avait besoin avant que soient introduites les règles néolibérales du FMI et de la Banque mondiale. Annuellement, Haïti a besoin de 400,000 tonnes de riz. Haïti en produit à peine 40,000 et le reste doit être importé. Au prix actuel, il n'est pas étonnant que ses habitants en soient rendus à manger des biscuits de boue.

Les grands pays producteurs d'aliments tels que les États-Unis et l'Union européenne de même que le Brésil prétendent que la pénurie de céréales est causée par une augmentation de la consommation en Chine, en Inde et dans d'autres pays asiatiques. Il ne fait aucun doute que ce phénomène peut engendrer une légère augmentation des prix. Mais s'il est ainsi pour eux, alors qu'en est-il de la production d'éthanol? Il s'agit ici aussi de nourriture qui dorénavant ne servira plus à nourrir des millions d'êtres humains.

Aussi, il est vrai que les prix du pétrole ont également une incidence sur les coûts de production et de transport des denrées alimentaires. Mais qui est à blâmer de l'instabilité des marchés [du pétrole] qui par ailleurs sont liés par l'instabilité en Iraq, par les menaces faites au Venezuela et d'une attaque éventuelle contre l'Iran et qui, finalement, engendre la spéculation? Quel est dont ce pays qui compte moins de 5 % de la population mondiale et qui consomme chaque jour environ 25 % du pétrole que le monde est en mesure de produire?

Si jamais l'Iran devait être attaqué, le prix du pétrole pourrait atteindre les 200 $ US le baril, un prix insoutenable, même pour la plupart des pays développés et qui serait une véritable tragédie pour les pays pauvres. Certains pays, comme la République Dominicaine, le Nicaragua, le Honduras et l'El Salvador connaissent déjà de graves difficultés en matière de carburant et de nourriture, malgré toute l'aide généreuse donnée par le gouvernement du Venezuela.

Le récent Sommet Alimentaire qui s'est tenue à Managua, convoqué par les gouvernements de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et auquel ont participé les représentants de 12 pays, incluant certains présidents, avait pour but d'unir tous les efforts pour faire face à la crise alimentaire qui assaillent l'humanité.

Pour la plupart des participants, la cause de la crise alimentaire réside dans la répartition inégale des richesses à travers le monde et par-dessus tout, sur le modèle économique néolibéral imposé par certains pays développés et qui furent imposé au reste du monde au cours des 20 dernières années.

Bien sûr, tout le monde n'est pas d'accord. Le Président Oscar Arias du Costa Rica a pris ses distances, puisqu'il est un fervent du « libre-échange. » Le Mexique et l'El Salvador ont également pris leurs distances à la suite d'une série de propositions faites par la délégation vénézuélienne qui ont été ajoutées en addenda à la Déclaration Finale.

Parmi les propositions du Venezuela on retrouvait l'idée de créer une Banque de produits agricoles qui permettrait de réduire les coûts des petits et moyens producteurs et qui permettrait également d'allouer 100 millions de dollars par l'intermédiaire de la Banque d'Alba [ndt : autrement dit la Banque du Sud] pour financer des projets agricoles. Aussi, parmi les propositions, on retrouvait l'idée de créer un plan « Petrocaribe » (1) pour financer la production de produits alimentaires.

Jusqu'à présent, une prise de conscience s'est faite au sujet de la gravité de la situation alimentaire et des mesures urgentes qui doivent être prises afin que la nourriture ne devienne pas une arme de guerre, du moins en Amérique latine. En réalité, l'alimentation est déjà devenue une arme de guerre dans de nombreuses régions du monde.

Il faut à tout le moins être en garde contre les grandes entreprises qui produisent et qui font le commerce des produits alimentaires. Pareillement face aux entreprises qui produisent des semences transgéniques et qui imposent leurs produits partout dans le monde, au détriment des variétés naturelles. Elles sont déjà présentes dans de nombreux pays de l'Amérique latine et dans les Caraïbes.

Les semences transgéniques rendre l'agriculteur totalement dépendant de l'entreprise qui les produit. Année après année, l'agriculteur doit acheter les semences, les engrais et les insecticides. En Inde, 150,000 producteurs de coton se sont suicidés parce qu'ils ne pouvaient pas payer leurs dettes envers les multinationales.

Il est aujourd'hui donné aux entreprises multinationales de contrôler l'approvisionnement alimentaire et par conséquent, le peuple et ce, tel que le souhaitait Henry Kissinger. Dans un document secret qui porte pour nom « Le Mémorandum concernant l'études sur la sécurité nationale (NSSM 200), » Kissinger a dessiné un plan d'action concernant la population mondiale, visant à la contrôler et à la réduire de centaines de millions de personnes en utilisant les denrées alimentaires.

Kissinger souhaitait réorganiser le marché mondial de l'alimentation, à détruire les fermes familiales et à les remplacer avec de grandes « haciendas » et des usines dirigées par la grande entreprise multinationale. Quelque chose semblable à cela s'est réalisée depuis le début des années 1990 au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique latine. Ne pensez-vous pas qu'il est temps de prendre les moyens pour y mettre fin? Je vous laisse le soin de répondre.




NDT : (1) PetroCaraibe : Il s'agit d'une alliance entre les pays des Caraïbes et le Venezuela leur permettant d´acheter le pétrole de ce dernier à des conditions de payement préférentielles. Cette alliance a été créée en juin 2005.

Source :Globalsearch

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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 12:58

Liban : une nouvelle humiliation pour les Etats-Unis
Robert Fisk - The Independent

Une nouvelle humiliation américaine... Les hommes armés chiites qui circulaient près de mon appartement à Beyrouth-ouest hier après-midi faisaient hurler leurs klaxons en faisant le V de la victoire, penchés en dehors des fenêtres de leurs véhicules tout-terrain avec leurs fusils pointés vers le ciel, prouvant aux musulmans de la capitale que le gouvernement élu du Liban avait perdu.

Et il a effectivement perdu. L’armée nationale patrouille toujours dans les rues, mais uniquement pour empêcher des meurtres sectaires ou des massacres. Loin de démanteler le système de télécommunications secret du Hizbollah pro-iranien - et de désarmer le Hizbollah lui-même - le cabinet de Fouad Siniora est confiné dans l’ancien sérail turc de Beyrouth, dénonçant la violence avec autant d’autorité que le gouvernement irakien dans la zone verte de Bagdad.

L’armée libanaise observe les barrages routiers du Hizbollah. Et ne fait rien. Si l’on considère qu’il s’agit d’un conflit entre Téhéran et Washington, c’est l’Iran qui a gagné, au moins pour l’instant. Le chef druze Walid Jumblatt, député et pro-américain dans le gouvernement de M. Siniora, est isolé dans sa maison à Beyrouth-ouest, mais aucun mal ne lui a été fait. La même chose s’applique à Saad Hariri, un des députés de gouvernement les plus connus et fils de l’ancien premier ministre assassiné Rafik Hariri. Il reste dans son palais à l’ouest de Beyrouth dans le quartier de Koreitem, gardé par la police et les soldats mais incapable de se déplacer sans l’approbation du Hizbollah. Tout un symbole.

Lorsque le Hamas est devenu une partie du gouvernement palestinien, l’occident l’a rejeté. En conséquence le Hamas a pris le contrôle de Gaza. Quand le Hizbollah est devenu une partie du gouvernement libanais, les Américains l’ont rejeté. Maintenant le Hizbollah a pris le contrôle de Beyrouth-ouest. Les parallèles ne sont pas exacts, naturellement. Le Hamas a remporté une victoire électorale d’une façon incontestable. Le Hizbollah était une minorité dans le gouvernement libanais ; son retrait du cabinet ministériel avec d’autres chiites a été provoqué par la politique pro-américaine de M. Siniora et par leur propre incapacité à changer cette politique par la voie électorale.

Les Libanais ne désirent pas plus que les Palestiniens une république islamique. Mais quand Sayed Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hizbollah, explique dans une conférence de presse qu’il s’agit d’une « nouvelle ère » pour le Liban, il a bien dit ce qu’il voulait dire.

Les bureaux de « Future Television » de M. Hariri ont été investis par l’armée après que Hizbollah les ait encerclés jeudi soir ; son personnel a été évacué et la station a cessé d’émettre. Quand je m’y suis rendu hier matin, j’ai intégré une file d’attente pour un « manouche » - sorte de sandwich chaud à base de fromage au Liban, pour le déjeuner - à la boulangerie Eyman dans la rue Watwat. J’ai patiemment attendu derrière quatre hommes en armes, portant cagoule noire et appartenant au mouvement Amal allié au Hizbollah (mais fortement vénal) pour y trouver aussi des soldats libanais en uniforme représentant le gouvernement et faisant la queue patiemment à la fenêtre d’à côté. Que ce soit la loi ou le désordre, apparemment tous les deux ont besoin de manger.

Mais j’ai trouvé un symbolisme bien plus fort dans la rue Hamra, une des deux principales rues commerçantes et de communication dans Beyrouth-ouest. Plus d’une centaine d’hommes appartenant au Hizbollah s’y tenaient ou y patrouillaient, vêtus avec le nouvelles tenues de camouflage, portant de nouveaux gilets pare-balles noirs et de nouvelles casquettes noires de style baseball américain - et, plus remarquable encore, ce qui semblait être des fusils américains pour snipers également neufs...

Non, ce n’est pas une révolution. Ce n’est pas un « assaut » sur Beyrouth-ouest ou sur l’aéroport, qui reste inaccessible à cause des pneus qui brûlent sur les routes gardées par des miliciens du Hizbollah. Mais les partisans du gouvernement ont raison sur certains points. Plusieurs ont rappelé que les Israéliens avaient fermé l’aéroport de Beyrouth en 2006. Aussi de quel droit le Hizbollah impose-t-il la même chose aux Libanais aujourd’hui ? Et, selon Saad Hariri, M. Nasrallah - quand il a qualifié M. Jumblatt « de voleur et de tueur » - « autorisait son meurtre et déclarait ainsi clairement ‘je suis l’Etat et l’Etat c’est moi ‘. » Il n’est donc pas étonnant que M. Jumblatt craigne pour sa vie et que M. Hariri déclare que le « coup de folie [en français dans le texte - N.d.T] » du Hizbollah est une forme de « fitna », le mot arabe pour « chaos ». « Je vous invite, Sayed Nasrallah, à retirer vos combattants des rues et à lever le siège de Beyrouth pour protéger l’unité des musulmans, » a déclaré Hariri. « Israël se réjouira du blocus du pays et de l’effondrement de son économie. »

Marwan Hamade, ministre des télécommunications du gouvernement de M. Siniora’s — et victime d’une tentative d’assassinat en 2004 — a admis n’avoir pas voulu voir le système de téléphonique souterrain du Hizbollah, mais qu’il ne pouvait plus se taire après s’être rendu compte que le Hizbollah géraient à présent 99 000 lignes téléphoniques avec numéros d’appel.

M. Nasrallah a également insisté sur la reprise de fonction du brigadier général Wafiq Chucair comme responsable de la sécurité dans l’aéroport de Beyrouth, car il n’est pas un membre du Hizbollah. Le général Chucair a été suspendu après que M. Jumblatt l’ait accusé de travailler pour les besoins de M. Nasrallah’s, une demande qui a incité M. Jumblatt à dire il ne savait pas que le Général Chucair était tellement important pour M. Nasrallah au point que que cela justifiait de fermer l’aéroport international.

Et tout va ainsi. Il y eu un éditorial exceptionnellement bon dans le quotidien de langue française « L’Orient Le Jour », qui demandait comment le Hizbollah - littéralement « le parti de Dieu » en arabe - pouvait avoir la guerre en tant que « raison d’être » - en français dans le texte - N.d.T] tout en étant un facteur de stabilité et de sécurité dans des affaires internes libanaises. « Et ce parti, peut-il vraiment se nommer ‘parti de Dieu’ sans provoquer, à long terme, la méfiance de tous ces autres enfants qui pensent appartenir aussi au même unique et seul Dieu ? »

Non, ce n’est pas une guerre civile. Ni un coup d’état, bien que certains critères y correspondent. Cela fait partie de la guerre contre l’Amérique au Moyen-Orient. Le Hizbollah « doit arrêter de semer le trouble, » a déclaré prudemment la Maison Blanche un peu plus tôt. Oui, comme les Talibans. Et Al-Qa’ida. Et les insurgés irakiens. Et le Hamas. Et qui d’autre encore ?


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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 15:37

L'Algérie veut sécuriser ses ressources en eau.

 

Le gouvernement algérien lance un ambitieux programme de devellopement d'infrastructures hydrauliques.

 

L'Algérie veut transformer l'or noir en or bleu. Le gouvernement a lance en 2005 un plan quinquennal de 14 milliards de dollars pour réaliser les infrastructures hydrauliques grâce a l'argent du pétrole(plus de 100 milliard s de dollars de réserves de change en 2007).Treize stations de dessalement d'eau de mer d'une capacité totale de 2.3 milliards de m3 par jour et treize barrages devraient voir le jour en 20011.

A cette date l'Algérie disposera d'un parc de soixante-douze-barrages d'une capacité de 7.4 milliards de m3.ces eaux sont destinées a améliore l'alimentation en eau potable des agglomérations urbaines du nord du pays, où l'eau est sévèrement rationnée a raison de deux à trois fois par semaine. Pour le sud où la crise des l'eau est grave le gouvernement a décidé d'exploiter les réserves énormes contenues dans le sous-sol du Sahara. Objectif : Alimenter dans une première étape les villes du sud et dans une seconde phase les villes du Nord. Ainsi un projet d'adduction de 100.000m3 d'eau a partir de Ain-Salah pour Tamanrasset(Extrême Sud)sur 700Km a été lancé en 2007 pour prés de 2 milliards de dollars.

 

Dépollution de la Méditerranée

 

Avec ces projets, l'Algérie veut assurer ses besoins en eau jusqu'à 2040.Parallèlement a ces investissements colossaux, le gouvernement algérien a lancé une vaste politique d'optimisation des ressources en eau, avec la réparation des réseaux d'alimentation en eau potable de douze villes et la réalisation de réseaux d'assainissement.et de stations de traitement des eaux usées, pour économiser l'eau, les autorités, ont fait appel à l'expertise étrangère.

 

Suez gère depuis 2005 les eaux d'Alger et vient d'entamer,

 via sa filiale espagnole

AGBAR AGUA. La gestion des eaux d'Oran.

 

Suez gère depuis 2005 les eaux d'Alger pour 120 millions d'euros et vient d'entamer, via sa filiale espagnole Agbar Agua la gestion des eaux d'Oran. Les contrats d'assistance technique sont conclus pour une période de cinq ans. Les Allemands ont été choisi pour gérer les eaux d'Annaba..

"Aujourd'hui l'eau est devenue une denrée rare au Maghreb. Les économies de l'eau sont devenues un enjeu capitale dans cette région semi-aride. La dépollution de la méditerranée constituera l'une des priorités de la future union pour la méditerranée", affirme un banquier français ,spécialiste du Maghreb.

A l'image de l'Algérie, le Maroc et la Tunisie tentent de résoudre la crise de l'eau en investissant dans des infrastructures et en misant sur des politiques d'optimisation des ressources en eau. Contrairement à l'Algérie qui dispose de moyens financiers conséquents grâce aux hydrocarbures, le Maroc et la Tunisie s'appuient sur les bailleurs de fonds étrangers pour concrétiser leurs projets dans l'eau.

 


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