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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 19:45

La malhonnêteté des établissements financiers est à l’origine de la crise

 

16 septembre 2008

Heure des comptes ou effondrement du château de cartes, chacun choisira son cliché. Le fait est que le dernier soubresaut de cette crise financière que certains comparent avec le krach de Wall Street en 1929, est le résultat du comportement malhonnête [1] des institutions financières et de l’incompétence de la part des décideurs.

Nous sommes habitués à cette hypocrisie. Les banques rejettent toute suggestion visant à les soumettre à une règlementation, repoussent toute proposition de mesures anti-trust - mais lorsque les problèmes surgissent elles demandent subitement l’intervention de l’Etat : elles doivent être renflouées car elles sont trop grosses, trop importantes, pour pouvoir faillir.

Nous allons savoir, au bout du compte, à quel point le filet de sécurité était résistant. L’effondrement de la banque d’investissement Lehman Brothers, l’une des plus célèbres de Wall Street, signale les limites de la volonté de la Fed et du Trésor de sauver les établissements en difficulté.

La grande question est toujours celle du risque systémique : dans quelle mesure l’effondrement d’une institution pourrait mettre en péril le système financier dans son ensemble ? Wall Street a toujours été prompt à exagérer le risque systémique - comme par exemple lors de la crise financière Mexicaine en 1994 - mais réticent à autoriser la surveillance de ses propres pratiques. La semaine dernière, le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, a jugé que s’il existait un risque systémique suffisant pour justifier le sauvetage par le gouvernement des géants du marché hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, ce n’était pas le cas pour Lehman.

La crise financière actuelle provient d’un effondrement catastrophique de la confiance. Les banques ont pris d’énormes paris les unes avec les autres sur les prêts et les actifs. Des opérations complexes ont été conçues pour transférer les risques et dissimuler la perte de valeur des actifs. Dans ce jeu, il y a des gagnants et des perdants. Et ce n’est pas un jeu à somme nulle, c’est jeu à une somme négative : à mesure que les acteurs se débarrassent des illusions qui régnaient dans le système financier, l’aversion au risque s’accroît, les pertes apparaissent, le marché dans son ensemble part à la baisse et tout le monde essuie des pertes.

Les marchés financiers reposent sur la confiance, et cette confiance s’est érodée. L’effondrement de Lehman est à tout le moins un signal fort d’une nouvelle perte de confiance dont les répercussions vont se poursuivre.

Cette crise de confiance s’étend au-delà des banques. Au plan mondial on assiste à une diminution de la confiance dans les décideurs américains. Lors de la réunion du G8 à Hokkaido en juillet, les États-Unis avaient assuré que les choses s’arrangeaient enfin. Les évènements des dernières semaines n’ont fait que confirmer la méfiance mondiale envers les experts gouvernementaux.

Jusqu’à quel point devrions-nous prendre au sérieux les comparaisons avec le krach de 1929 ? La plupart des économistes pensent que nous disposons des instruments fiscaux et monétaires ainsi que d’une compréhension suffisante de l’économie pour éviter un effondrement de cet ampleur. Mais le FMI et le Trésor américain, en collaboration avec les banques centrales et les ministres des finances de nombreux autres pays, ont pourtant été à l’origine de politiques de « sauvetage » telles que celles qui ont conduit l’Indonésie à la catastrophe économique en 1998. En outre, il est difficile d’avoir foi dans les solutions proposées quand elles viennent d’un gouvernement qui a été responsable de la pire gestion de la guerre en Irak ou de la réaction à l’ouragan Katrina. S’il existe une administration pouvant transformer cette crise en une nouvelle dépression c’est bien l’administration Bush.

Le système financier américain a échoué dans ses deux responsabilités cruciales : la gestion des risques et l’allocation de capital. L’industrie dans son ensemble n’a pas fait ce qu’elle devrait faire - par exemple la création de produits qui aident les Américains à surmonter les risques majeurs, et leur permettent de conserver leur domicile lorsque les taux d’intérêt partent à la hausse ou que baissent les prix de l’immobilier - et elle doit maintenant faire face à une transformation de ses structures réglementaires. Malheureusement, bon nombre des pires éléments du système financier américain - les prêts hypothécaires toxiques et les pratiques qui leur ont donné le jour - ont été exportés vers le reste du monde.

Cela s’est fait au nom de l’innovation, et toute initiative de réglementation a été combattue en arguant qu’elle aurait pour résultat de mettre un terme à cette innovation. Certes, ils ont été novateurs, mais pas de la manière qui rend une économie plus forte. Certains, parmi les meilleurs et les plus brillants des USA, ont consacré leurs talents à tourner les normes et les règlements visant à assurer l’efficacité de l’économie et la sécurité du système bancaire. Malheureusement, leurs efforts ont été couronnés de succès, et nous allons tous - propriétaires, travailleurs, investisseurs, contribuables - en payer le prix.


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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 19:37

16 septembre 2008

Les anciens responsables de la diplomatie américaine, Républicains et Démocrates, réunis ce lundi à l’université George Washington, ont recommandé l’ouverture d’un dialogue avec l’Iran et la Syrie.Le candidat Républicain John McCain a récemment reproché à M. Obama d’avoir défendu une initiative de ce type.« Je crois qu’il nous faut dialoguer avec l’Iran » a affirmé Madeleine Albright.Colin Powell, du même avis, déclare qu’il faut « se rencontrer et dialoguer sur la question des armes nucléaires... Démarrer un dialogue à un bas niveau et le laisser gagner en importance avec le temps. »James Baker, l’ancien Secrétaire d’Etat de George Bush père, est partisan d’une politique de « containment » de l’Iran, similaire à celle pratiquée avec l’Union Soviétique. Il a rappelé que son administration avait proposé à l’Iran d’entamer des négociations.Henri Kissinger, qui fut membre des administrations Nixon et Ford, s’est déclaré favorable à ces négociations, tout en insistant sur le fait que celles-ci devaient intervenir dans le cadre d’un processus plus large de stabilisation du Moyen Orient.Pour James Baker, « il est ridicule d’affirmer que nous n’allons pas parler aux Syriens, » alors même qu’Israël est de son coté engagé dans un processus de dialogue avec Damas depuis plusieurs mois.Madeleine Albright estime important de négocier avec les Syriens pour favoriser un processus de réconciliation entre les Chiites et les Sunnites d’Irak. « La Syrie doit y participer, » a-t-elle déclaré.Concernant la situation en Géorgie, James Baker indique qu’elle ne doit pas « être la cause d’une rupture de l’ensemble des relations » avec la Russie.Henri Kissinger recommande de poursuivre la coopération avec la Chine, malgré les différends sur le Darfour, le Tibet et la question des droits de l’homme, car pour lui « il serait catastrophique qu’un nationalisme chinois anti-occidental prenne la place de la doctrine communiste ».


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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 15:37

Lehman Brothers n’a pas trouvé acheteur. Et alors que tous les yeux étaient tournés vers Lehman, le No 4 des banques d’affaires de Wall Street, le No 3, Merrill Lynch, en a profité pour se vendre à Bank of America. Pas une mauvaise affaire pour ses actionnaires : 29 $ l’action, alors que le titre ne cotait plus que 17.05 $ en clôture vendredi.

Bank of America n’arrête pas de grossir, c’est ce qu’on appelle la consolidation du secteur bancaire : l’ex-Nationsbank de Charlotte, Caroline du Nord, a d’abord acheté Bank of America en 1997, une banque californienne dont elle reprit le nom, puis la banque FleetBoston en 2004, MBNA, jusque-là un des plus gros émetteurs de cartes de crédit, en 2005, LaSalle, la succursale américaine de la banque néerlandaise ABN-AmRo, rachetée en 2007 par un consortium européen (Royal Bank of Scotland, Fortis et Banco Santander), et en 2007, au 1er juillet - nos lecteurs s’en souviendront - l’ange déchu Countrywide, le No 1 du prêt hypothécaire américain.

Pendant ce temps-là, ceux à qui il reste un petit peu d’économies se préparent à soutenir les marchés - qui en auront bien besoin - lundi matin. En premier lieu la Fed qui, non-contente d’avoir déjà pris en pension des Residential Mortgage-Backed Securities à la valeur parfois douteuse, s’apprête à accepter tous les instruments de dette échangeables sur le marché des mises en pension “tri-partite” : tous ceux d’”investment grade”, autrement dit “non-junk”, mesure visant à soutenir une source de capital immédiat pour les établissements financiers, source menacée depuis déjà un moment. Ensuite, le dernier carré : Bank of America Corp., la Barclays britannique, Citigroup, le Crédit Suisse, Deutsche Bank, Merrill Lynch (bien entendu, l’expression “dernier carré” est un peu excessive dans son cas), Morgan Stanley et UBS, qui vont constituer ensemble une cagnotte de 70 milliards de dollars dans laquelle pourront venir puiser leurs petites sœurs moins fortunées.

Tokyo est apparemment en vacances, et c’est donc aux banques européennes qu’est confié le soin d’endiguer le tsunami avant que New York ne se réveille. Le New York Stock Exchange n’a pas la forme : le future du Dow Jones indique -252 points, soit une baisse prévue de 2,22 %. Si l’on s’en tient là, le mal aura été contenu.

Le fait le plus remarquable - je l’ai fait observer au fil des mois depuis le début de l’année dernière - est qu’aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 15:34

Risque de Tsunami

Le système financier américain va-t-il s’effondrer aujourd’hui, ou peut-être au cours des prochains jours ? Je ne le pense pas - mais suis loin d’en être certain. Lehman Brothers, une grande banque d’affaires, est apparemment sur le point de faire faillite. Et personne ne sait ce qui va se produire ensuite.

Pour comprendre le problème, il faut savoir que le vieux monde de la banque, celui des établissements abrités par de grands bâtiments ornés de marbre qui recueillaient des dépôts et prêtaient de l’argent à leurs clients de longue date, a largement disparu pour être remplacé par ce que l’on appelle généralement le « shadow » système bancaire. Les banques de dépôt, et leurs employés entourés de marbre, ne jouent désormais qu’un rôle mineur dans le transfert des fonds des épargnants vers les emprunteurs. La majeure partie de l’activité de financement est effectué par le biais de contrats sophistiqués initiés par des entreprises qui ne sont pas des établissements de dépôt, dont la regrettée Bear Stearns - et Lehman.

Ce nouveau système était censé faire un meilleur travail d’intermédiation et réduire les risques. Mais à la suite de l’explosion de la bulle immobilière et de la crise hypothécaire, il semble aujourd’hui évident que le risque n’était pas réduit mais plutôt dissimulé : de trop nombreux investisseurs n’avaient aucune idée du niveau de leur exposition à celui-ci.

Et lorsque les inconnues non connues [1] se sont transformées en inconnues connues, le système a été la proie de paniques bancaires postmodernes. Celles-ci ne ressemblent pas à leur ancienne version : à quelques exceptions près, il ne s’agit plus d’une foule de déposants en détresse venant frapper aux portes d’une banque privée. Elles se traduisent plutôt par une frénésie d’appels téléphoniques et de clics de souris, lorsque les acteurs financiers tirent des fonds sur leurs lignes de crédit et essayent de se prémunir contre les risques. Mais les effets économiques - une disparition du crédit, une spirale descendante dans la valeur des actifs - sont les mêmes que ceux des grandes paniques bancaires des années 1930.

Et c’est là qu’est le problème : les défenses mises en place pour prévenir un retour de ces paniques, principalement la garantie des dépôts et l’accès aux lignes de crédit de la Réserve Fédérale, ne protègent que les hommes des bâtiments en marbre, qui ne sont pas au cœur de la crise actuelle. Cela ouvre une réelle possibilité que 2008 puisse être la réédition de 1931.

Désormais, les responsables sont conscients des risques - avant qu’on lui ait confié la responsabilité de sauver le monde, Ben Bernanke était l’un de nos principaux experts sur la Grande Dépression. Au cours de la dernière année, la Fed et le Trésor ont donc mis en place une série de plans de sauvetage au gré des circonstances. Des lignes de crédit spéciales, aux acronymes imprononçables [2], ont été mis à la disposition des banques d’affaires. La Fed et le Trésor ont négocié un accord qui protégeait les contreparties de Bear Stearns - ceux qui venaient frapper à sa porte - mais pas ses actionnaires. Et la semaine dernière, le Trésor a pris le contrôle de Fannie Mae et Freddie Mac, les géants du prêt hypothécaire parrainés par le gouvernement.

Mais les conséquences de ces opérations de sauvetage rendent nerveux les responsables de la Fed et du Trésor. Car ils prennent de gros risques avec l’argent des contribuables. Par exemple, la plus grande partie du portefeuille d’actifs de la Fed est à ce jour engagée en contrepartie de prêts garantis par des collatéraux à la valeur douteuse [3]. En outre, les responsables s’inquiètent que leurs efforts de sauvetage puissent encourager l’apparition d’encore plus de comportements à risque. A la longue, cela commence à ressembler à : pile, je gagne, face les contribuables perdent.

Ce qui nous ramène à Lehman, qui a subi de lourdes pertes liées à l’immobilier, et doit faire face à une crise de confiance. Comme de nombreux établissements financiers, la taille du livre de compte de Lehman est impressionnante - la banque doit des sommes énormes, et en retour, on lui doit également beaucoup. Essayer de liquider ce bilan pourrait conduire rapidement à la panique dans l’ensemble du système financier. C’est la raison pour laquelle les autorités et les banquiers privées ont passé le week-end au coude-à-coude à la Fed de New York, en essayant de mettre en place un accord qui permettrait de sauver Lehman, ou tout au moins de lui permettre de sombrer plus lentement.

Mais Henry Paulson, secrétaire au Trésor, a été catégorique. Il n’a pas voulu adoucir la note en mettant sur la table de nouveaux fonds publics. Beaucoup de gens pensaient qu’il bluffait. J’étais tout prêt à commencer mon éditorial du jour par « Si la vie vous confie Lehman, aidez Lehman ». Mais il n’y a eu ni aide ni accord, apparemment. M. Paulson semble faire le pari que le système financier - renforcé, il faut le noter, par les lignes de crédit spéciales de la Fed - peut absorber le choc de la faillite de Lehman. Nous allons savoir sous peu s’il a été courageux ou insensé.

La véritable réponse au problème actuel aurait été naturellement de prendre des mesures préventives avant d’en arriver là. Même en laissant de côté l’évidente nécessité de réglementer le « shadow » système bancaire - si des établissements ont besoin d’être secourus comme les banques, ils devraient alors être réglementés comme des banques - pourquoi étions nous si peu préparé pour cette nouvelle épreuve ? Quand Bear Stearns a failli, beaucoup de gens ont évoqué la nécessité d’un mécanisme de « liquidation ordonnée » pour les banques d’affaire en détresse. C’était il y a six mois de cela. Mais où est ce mécanisme ?

Et nous voilà aujourd’hui avec M. Paulson qui a apparemment eu le sentiment que sa meilleure option consistait à jouer à la roulette russe avec le système financier américain. Aïe, Aïe, Aïe !

[1] Ndt : Allusion à un célèbre sophisme de Donald Rumsfeld, qui avait décrit ainsi la possibilité qu’existent les armes de destruction massives de Saddam Hussein afin de justifier l’invasion.

[2] Ndt : La Fed a créé les TAF, TSLF, PDCF, qui sont de nouveaux mécanismes d’allocations de prêts ayant étendu leur durée et le nombre des bénéficiaires tout en abaissant le niveau de qualité des actifs gagés en garantie des sommes accordées.

[3] Ndt : La Fed a échangé avec les banques ses actifs, des bons du Trésor, contre des créances immobilières douteuses, allant même jusqu’à accepter des titres adossés à des prêts étudiants.


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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 15:22

Rachida Dati enceinte : le papa serait multi-millionaire !


La garde des Sceaux Rachida Dati , serait enceinte. Le scoop est la conséquence d’une photo à la sortie du conseil des ministres ou Rachida Dati exposait ses rondeurs. De plus, son porte-parole Guillaume Didier n’a pas démenti l’information. Selon les informations du site Purepeople, la ministre devrait accoucher en janvier 2009. La grande question est maintenant de savoir qui est l’heureux papa !

C’est peut être chose faite car selon des sources proches de l’affaire, le compagnon de Rachida Dati serait Henri Proglio, PDG du Groupe Véolia environnement. Le futur bébé n’aurait donc aucun souci à se faire pour son avenir…avec une maman ministre et un papa mutli-millionaire : il a gagné plus de 7 millions d’euros en 2007 !

Biographie de Henri Proglio (source Wikipédia)

Né le 29 juin 1949 à Antibes, est un homme d’affaires français.

Diplômé de HEC Paris (promotion 1971), il est président de Veolia Environnement, nouveau nom de Vivendi Environnement, ex-Compagnie générale des eaux. Il est considéré comme un proche de l’ex-président Jacques Chirac. Son frère jumeau René Proglio est managing director de Morgan Stanley France. Il est membre du Conseil d’orientation de l’Institut de l’entreprise et président du conseil d’établissement du groupe HEC Paris .

Il est membre du Conseil d’administration de CNP Assurances[ dont il préside le Comité des rémunérations et des nominations.

 Rachida dati enceinte : le papa serait multi-millionaire !


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