Mardi 21 juin 2011
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La centrale d’intelligence américaine (CIA) a brusquement déplacé son intérêt du Sahel vers le nord du Maghreb. En effet, ces derniers jours les câbles qui proviennent à Langley -siège de la CIA-
depuis Rabat, Alger et Madrid ne sont pas du tout rassurants.
Ils parlent de la soudaine montée de tension entre l’Algérie et le Maroc. D’après une note urgente qui a été transmise à la maison blanche et au département d’Etat, les Marocains ont mis leurs
forces armées en alerte maximale dans le sud du pays et ils s’apprêtent à en découdre avec le Polisario si jamais celui-ci tente la moindre opération militaire contre le Maroc. D’après les
informations dont disposerait la CIA, l’Algérie aurait fourni ces derniers mois beaucoup de matériel militaire dernier cri aux combattants du front indépendantiste. Les agents du DRS -services de
renseignement militaire algériens- tiennent régulièrement des réunions avec les cadres militaires du Polisario afin de les conditionner et les inciter à une action d’éclat contre les Forces
armées royales marocaines. Cela dit, les experts de la CIA sont quasiment certains que l’armée marocaine ripostera avec beaucoup de détermination et pourrait même utiliser le droit de poursuite à
l’encontre du Polisario sur le territoire algérien. Les hautes autorités marocaines auraient demandé à l’état-major des FAR quelles seraient les conséquences « réalistes » d’un tel scénario. De
l’autre côté de la frontière, les généraux de l’APN feraient tout, selon la CIA, pour entraîner le Maroc dans une telle aventure. Depuis qu’ils ont acheté pour des dizaines de milliards de
dollars de matériel militaire russe, ils ne rêvent que d’en découdre. La nouvelle génération de cadres de l’APN qui ont grandi dans la haine du Maroc -présenté comme l’ennemi stratégique de
l’Algérie- caresse le rêve d’une guerre éclair contre le royaume, dans laquelle l’armée algérienne prendrait sa revanche sur son homologue marocaine et imposerait une nouvelle donne géopolitique
dans la région. Si l’on regarde les derniers développements, on serait tenté de donner raison aux experts des services secrets
américains.
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Mardi 21 juin 2011
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La multiplication des contrats militaires par l’Algérie ces derniers temps ne serait, selon des sources militaires françaises, qu’une diversion. Le principal objectif que s’est fixée Alger est de
se doter de capacités nucléaires militaires à l’horizon 2020. En effet, une enveloppe de plusieurs dizaines de milliards de dollars a été affectée à la poursuite du programme nucléaire «civil»
entamé dès les premières années de l’indépendance.
L’Algérie qui dispose déjà d’un premier réacteur, d’une capacité de 1 mégawatt, à Draria à 20 kilomètres à l’est d’Alger, a démarré dès 1991 la construction d’un grand site à Aïn Oussera (120
kilomètres au sud de la capitale) doté d’une capacité de 15 mégawatts. Ce site, tenu secret pendant de longues années, est considéré par les services secrets espagnols (CESID) dans un rapport
adressé à leurs homologues américains de la CIA, comme l’un des plus importants de la rive sud de la méditerranée.
En 1991, c’est une image satellite américaine qui avait révélé le pot aux roses. Depuis, des tractations ont eu lieu entre Washington, sensible aux pressions espagnoles, et Alger qui a fini par
revoir ses ambitions à la baisse. Alors qu’elle comptait produire du « plutonium » à usage militaire dès le début des années 2000, l’Algérie a décéléré son programme nucléaire afin de satisfaire
aux exigences américaines. En outre, Alger a proposé d’ouvrir ses deux sites -Al-Nour et Salam- à l’inspection des agents de l’AIEA.
Cet apaisement ne va durer que quelques années. Aussitôt que les prix du pétrole ont commencé à grimper, les responsables algériens ont repris leur programme nucléaire. Des émissaires algériens
se rendent alors en Inde, en Chine et au Brésil. Dans la foulée, des contrats mirobolants sont concédés aux entreprises de ces pays qui se seraient engagés à aider l’Algérie à se doter des
compétences « techniques » et « scientifiques » dans le domaine nucléaire.
Aujourd’hui, l’Algérie se fixe l’année 2020 comme date butoir pour être prête à produire du plutonium. C’est cette date qui aurait été également choisie pour mettre en orbite le premier satellite
algérien à partir du territoire algérien. Pour ce, un ambitieux programme pour le développement des capacités balistiques du pays a été amorcé. Il est mené sur la base des missiles coréens Scud-C
et No-Dong 1 d’une portée respectivement de 600 et 1000 kilomètres. Des ingénieurs d’Afrique du Sud séjourneraient régulièrement dans la banlieue d’Alger afin de superviser ce programme.
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Jeudi 24 mars 2011
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Comment la France a entraîné les USA dans la guerre contre Mouammar Kadhafi.
Jusqu’au bout, Barak Obama aura tenu tête à Nicolas Sarkozy sur le dossier libyen. La France, par le biais de son
nouveau ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a multiplié les pressions sur ses alliés occidentaux afin qu’ils votent une résolution à l’ONU permettant l’instauration d’une zone
d’exclusion aérienne en Libye. Les déclarations de Seif El Islam Kadhafi sur un hypothétique financement de la campagne électorale du président français ont mis ce dernier en colère.
L’intervention militaire, d’après des sources à Paris, le président français en a fait une question d’honneur. Ainsi, il a sollicité, tour à tour, les Qataris, les émiratis et les Saoudiens. Les
deux premiers lui ont en effet assuré un soutien militaire symbolique, tandis que les dirigeants saoudiens auraient promis une aide financière à l’effort de guerre qui pourrait atteindre quelques
7 milliards de dollars. Malgré cette pression française, Barak Obama n’a pas fléchi dans un premier temps. Ses conseillers lui ont fortement déconseillé de s’impliquer en Libye alors que les
troupes américaines se trouvent toujours en guerre en Irak et en Afghanistan. L’opinion publique américaine serait choquée et n’accepterait nullement cette intervention. Devant le refus de
l’administration américaine, Sarkozy aurait abattu ses dernières cartes. Juppé aurait informé jeudi matin que la France allait s’engager en Libye coûte que coûte et que si les Américains et les
Anglais ne suivaient pas, Paris allait geler sa participation au commandement unifié de l’OTAN. C’est alors que les Etats-Unis ont abdiqué devant l’ultimatum français, d’autant plus que la France
s’est occupée de calmer ses amis russes. Samedi alors qu’une large réunion se tenait à Paris, l’état major de l’armée de l’air française a lancé ses premiers avions dans la bataille, signifiant à
tout le monde qu’il n’y avait pas matière à attendre.
Cependant, après trois jours de bombardements, les Etats-Unis ne seraient toujours pas convaincus de la pertinence
de cette intervention militaire. Les stratèges du Pentagone ont peur que les régions sous contrôle des insurgés ne tombent finalement aux mains d’une coalition hétéroclite de chefs de tribus
corrompus et d’islamistes radicaux. En même temps, Paris aurait été surprise par la résistance des milices de Kadhafi et de la grande faiblesse et la désorganisation des insurgés libyens.
« La France a été bernée par les insurgés de Benghazi qui lui auraient affirmé que dès les premières frappes aériennes, les forces pro Kadhafi allaient déserter et rejoindre la
révolution », a déclaré à Maghreb-Intelligence un journaliste américain accrédité à Paris. « Les Etats-Unis vont participer à l’effort de guerre pendant un mois, et puis ils vont
retirer leurs avions. La France n’a pas beaucoup de temps devant elle pour faire tomber Kadhafi », conclut la même source.
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Jeudi 24 mars 2011
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14:03
L’Algérie inquiète la France.
Les rapports transmis ces derniers jours au Quai D’Orsay par les diplomates français en poste à Alger ne brillent
pas particulièrement par leur optimisme. Selon ces notes diplomatiques, la classe dirigeante algérienne, aussi bien El Mouradia que l’armée, serait dépassée par le mouvement de démocratisation
qui secoue le monde arabe. Certains diplomates français qui ont rencontré récemment des ministres et des généraux algériens se disent surpris par l’apathie de ces derniers face à ce qui se passe
dans leur environnement immédiat. « Les officiels algériens sont complètement tétanisés par la tournure que prennent les événements. Ils savent que si jamais la contestation prend en
Algérie, ce sera la fin pour tout le monde », avoue un homme d’affaires français qui a ses habitudes à Alger. L’armée, semble-t-il, est aujourd’hui consciente que si le pouvoir venait à
faire la première concession, d’autres suivraient immédiatement. Les généraux ont surtout peur qu’on leur demande d’ouvrir les dossiers de la guerre civile qui a ensanglanté le pays entre 1990 et
2001. « L’armée algérienne a beaucoup de cadavres dans son placard. Elle sait que si un système démocratique s’installe dans le pays à l’image de ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie,
plusieurs généraux seraient traduits devant la justice », révèle l’homme d’affaires français de passage récemment à Alger. Au Quai D’Orsay, on prédit une explosion en Algérie dans les mois
prochains. Cela interviendra quand le processus de démocratisation en Tunisie et au Maroc sera enclenché, croient savoir les analystes français.
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Samedi 12 mars 2011
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19:03
Vers
la
Normalisation
des
Relations Algero-Marocaines.
Washington est de plus en plus agacé par la brouille entre le Maroc et l’Algérie. Ce message a été délivré par William Burns, le sous-secrétaire d’Etat américain lors de sa tournée, fin février
dans la région. A Alger, Bruns aurait été particulièrement direct avec le président Bouteflika et le ministre des affaires étrangères Mourad Medelci.
Des sources fiables à Alger ont révélé que le numéro 2 du Département d’Etat a expliqué à ses interlocuteurs que l’heure n’était plus aux querelles mesquines, au moment où la région est exposée
aux risques d’un embrasement aux conséquences incalculables. Le raisonnement de Washington tel qu’il a été exposé par William Burns est simple. Le cours des événements en Libye n’est pas très
rassurant pour Washington. De surcroît, l’ombre d’Al Qaida plane sur la région, où l’activisme de sa branche maghrébine (AQMI) a été particulièrement préoccupant au cours des derniers mois. Dès
lors, l’administration américaine voit la persistance des désaccords entre l’Algérie et le Maroc comme un facteur amplificateur de la menace, qui réduit d’autant plus les capacités de faire face
au danger terroriste.
En fin diplomate, William Burns qui sait que l’affaire du Sahara Occidental est la vraie pomme de discorde entre Alger et Rabat, a insisté pour faire figurer cette question en tête de son agenda
algérien, selon nos sources. Conséquence, le ministre délégué Abdelkader Messahel qui dirige habituellement la délégation algérienne aux pourparlers entre le Maroc et le Polisario sur le Sahara,
était présent aux deux entretiens de William Burns avec Mourad Medelci, puis avec le président Bouteflika. Mais si rien d’officiel n’a filtré des entretiens de l’émissaire américain, les
résultats semblent avoir été immédiats. Des déclarations avenantes de part et d’autre ont ravivé les espoirs d’une normalisation algéro-marocaine. En tout cas, l’issue du processus de pourparlers
en cours entre le Maroc et le Polisario, révélera quelle est l’ampleur de la pression exercée par les américains.
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